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SANTÉ

RDC : Mpox en baisse, mais sous vigilance, choléra continue de faire des victimes

L’épidémie de Mpox connaît une régression notable en Afrique, y compris en République démocratique du Congo (RDC), sans pour autant avoir totalement disparu. L’alerte a été lancée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, lors de la présentation de la situation épidémiologique hebdomadaire du pays, à l’issue de la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 30 janvier 2026.

Un patient souffrant de mpox est assis sur un banc de l'hôpital de Kavumu, à 30 kilomètres au nord de Bukavu, dans l'est de la RD Congo, le 24 août 2024. © Glody Murhabazi, AFP
Un patient souffrant de mpox est assis sur un banc de l'hôpital de Kavumu, à 30 kilomètres au nord de Bukavu, dans l'est de la RD Congo, le 24 août 2024. © Glody Murhabazi, AFP

Dans le compte rendu de cette réunion diffusé à la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a annoncé que le directeur général de l’Africa CDC a officiellement levé l’état d’urgence de santé publique à l’échelle continentale. Cette décision fait suite au retrait, en septembre 2025, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du statut d’urgence sanitaire de portée internationale.

Selon Patrick Muyaya, cette évolution favorable est le résultat d’une amélioration significative de la situation épidémiologique, marquée par une baisse sensible du nombre de cas et de décès liés à la Mpox en RDC et dans plusieurs pays africains, notamment en Sierra Leone, au Burundi et en Ouganda.

« Toutefois, la maladie n’est pas éradiquée et demeure endémique. C’est pourquoi le ministère de la Santé maintient la Mpox au rang d’urgence nationale jusqu’au mois de mars 2026 », a-t-il précisé.
Sur le terrain, la vigilance reste de mise.

Dans la province de la Tshopo, particulièrement dans la zone de santé de Basoko, la Mpox continue de provoquer des décès. Trois cas mortels y ont été enregistrés, selon Robert Esabe, superviseur en Hygiène, Eau et Assainissement, qui pointe des conditions sanitaires toujours préoccupantes.

Malgré les campagnes de sensibilisation menées par les équipes de santé, seuls 17 % des habitants disposent de toilettes hygiéniques. La proximité du fleuve Congo et de la rivière Aruwimi pousse une partie de la population à utiliser ces cours d’eau comme dépotoirs et lieux d’aisance, une pratique favorisant la propagation des maladies hydriques.

Face à cette situation, Robert Esabe plaide pour la construction et la réhabilitation des points d’eau, l’installation de latrines publiques, ainsi que le renforcement des actions de sensibilisation sur le traitement de l’eau potable.

Par ailleurs, la zone de santé de Basoko est également confrontée à une épidémie de choléra. Entre le 1ᵉʳ et le 28 janvier 2026, 57 cas ont été recensés, dont deux décès, selon la même source médicale. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une amélioration durable des conditions sanitaires et de l’accès à l’eau potable afin de freiner la propagation des maladies hydriques dans cette région.


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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