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SÉCURITÉ

RDC : « Nous ne pouvons pas éternellement assister à des attaques sans réagir », affirme, Sylvain Ekenge

La situation sécuritaire reste tendue dans l’est de la RDC. Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées, dénonce les provocations répétées du M23 et réaffirme la détermination de l’armée à défendre le territoire. Il revient sur le respect des accords de cessez-le-feu, la question des FDLR et l’évolution des opérations militaires sur les différents fronts.Alors que la tension remonte dans la région des Grands Lacs, l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) menace de ne plus « demeurer tendre face aux attaques de Kinshasa ». En réponse, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) réaffirment leur droit de riposte.Dans un entretien accordé à la presse, le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, revient sur la situation militaire et diplomatique dans l’est du pays. Il insiste sur le respect des accords signés et prévient : l’armée congolaise ne restera pas passive face aux provocations répétées du mouvement rebelle.« Nous avons toujours respecté nos engagements »Question : Vous affirmez que l’armée congolaise respecte les accords signés, pourtant les combats se poursuivent.Sylvain Ekenge : Nous avons toujours été regardants sur les accords que nous signons. Nous les respectons à la lettre. Chaque fois, c’est l’AFC/M23 qui viole le cessez-le-feu. Je l’ai déjà dit à maintes reprises.« Nous ne sommes pas l’Église »Question : L’AFC/M23 vous accuse pourtant de bombarder ses positions.Sylvain Ekenge : Mais nous ne sommes pas l’Église ! C’est à l’Église qu’on enseigne que, si l’on vous frappe sur la joue gauche, vous devez tendre la droite. Nous ne pouvons pas éternellement assister à des attaques et à des provocations sans réagir.Ils prétendent que nous les bombardons, alors que ce sont eux qui viennent nous provoquer. Nous ne faisons que répondre. Nous ne les laisserons pas faire et nous n’allons pas nous laisser faire. Soit on veut la paix, soit on n’en veut pas.« Les FDLR veulent se rendre, mais on les en empêche »Question : Vous évoquez la question du retour des FDLR présents sur le territoire congolais. Quelle est la situation ?Sylvain Ekenge : Les FDLR ont répondu à l’appel des Forces armées de la République démocratique du Congo.Question : Ils affirment vouloir se rendre à la Monusco, mais disent que le chemin leur est barré ?Sylvain Ekenge : Ce sont les autres qui les en empêchent. Il faut se demander où se trouvent ces FDLR aujourd’hui : dans la zone occupée par le Rwanda et l’AFC/M23, notamment dans le territoire de Rutshuru. Ils souhaitent se rendre, mais on les en empêche.Question : Pourquoi les empêche-t-on, selon vous ?Sylvain Ekenge : Je ne sais pas. C’est une bonne question à poser à ceux qui les bloquent. Si l’on veut réellement la paix, il faut que nous travaillions ensemble pour mettre un terme définitif au phénomène FDLR.Nous faisons notre part : nous les sensibilisons et continuons à le faire. Je leur demande de déposer les armes et de se rendre. Les autres doivent nous faciliter la tâche.« Ils ne respectent pas les négociations »Question : Vous évoquez « les autres ». Ce sont les acteurs avec lesquels vous négociez à Doha. Pourquoi poursuivre ces discussions alors que les combats continuent ?Sylvain Ekenge : Le problème, c’est qu’ils se moquent de ces négociations. Ils refusent de les respecter et lancent des attaques malgré les déclarations de cessez-le-feu.Les FARDC n’ont jamais pris l’initiative des hostilités : c’est toujours l’AFC/M23 qui attaque, et nous réagissons.« Nous renforçons notre présence à Beni et en Ituri »Question : Les massacres des ADF se poursuivent malgré les opérations conjointes FARDC–UPDF.Sylvain Ekenge : Nous analysons les liens entre les ADF et le M23. Nous avons concentré nos efforts sur le sud du territoire de Beni. Certains secteurs ont été momentanément dégarnis, créant des zones vides dont les ADF ont profité.Aujourd’hui, avec le renforcement des troupes en Ituri et à Beni, par de nouvelles unités et de nouveaux commandants, la situation est en voie de stabilisation.

Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC.  Photo d'illustration.
Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC. Photo d'illustration.

Question : Quelle est la situation actuelle autour d’Uvira ?

Sylvain Ekenge : La situation est sous contrôle. Le nouveau commandant de la région militaire et celui du secteur opérationnel viennent de prendre leurs fonctions. Tout est calme, malgré les fausses alertes diffusées en ligne par l’ennemi.
Nos forces travaillent avec sérieux pour garantir la sécurité du pays.


« Les arrestations relèvent de la justice »

Question : Plusieurs officiers ont récemment été arrêtés, certains accusés d’affinités avec l’AFC/M23 ou de collusion avec Joseph Kabila. Que pouvez-vous en dire ?

Sylvain Ekenge : C’est une question à poser à la justice ou aux services compétents. Je ne maîtrise pas ce dossier et je ne ferai aucun commentaire à ce sujet.



Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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