Dans une déclaration rendue publique ce samedi 10 janvier, la Convention pour le respect des droits humains (CRDH-Ruwenzori) dénonce des pratiques attribuées à certains agents opérant à la petite barrière du carré douanier. Selon son coordonnateur, Maître Merveille Sikwaya Muhindo, ces agents exigeraient le paiement de 1 000 francs congolais par sac de braise importé depuis l’Ouganda, en l’absence de tout texte légal encadrant cette perception.
Pour l’organisation de défense des droits humains, ces prélèvements constituent une forme de tracasserie systématique qui frappe principalement les femmes commerçantes, déjà économiquement vulnérables. La CRDH-Ruwenzori parle d’un véritable mécanisme de rançonnement organisé, en contradiction avec les principes de bonne gouvernance et de protection des citoyens.
L’ONG souligne que la population de Kasindi-Lubiriha dépend largement de la braise importée de l’Ouganda, en raison de la rareté du bois de chauffe dans cette cité frontalière. Cette dépendance rend les commerçantes particulièrement exposées à ces pratiques, auxquelles elles ont peu de moyens d’échapper.
« Il est injuste que des citoyens, surtout des femmes, soient soumis à des prélèvements illégaux alors qu’ils tentent simplement de nourrir leurs familles », a dénoncé Maître Sikwaya Muhindo. Il appelle les autorités douanières et administratives compétentes à intervenir sans délai pour mettre fin à ces abus et sanctionner les agents impliqués.
Jusqu’à la publication de cet article, nos démarches pour obtenir la version du receveur principal de la douane de Kasindi-Lubiriha sont restées sans suite.
Maua Grace

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