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POLITIQUE

RDC : Prince Epenge à Patrick Muyaya, le gouvernement « doit clarifier sa position sur le dialogue national »

Le porte-parole de Lamuka, Prince Epenge, estime que le gouvernement congolais doit clarifier sa position sur le dialogue national inclusif avant d’exiger de la coalition C64 qu’elle précise la sienne. Cette prise de position intervient après la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par l’ancien président Joseph Kabila.

Prince Epenge.
Prince Epenge.

Dans une déclaration faite lundi 19 octobre à Radio Okapi, l’opposant, membre de la C64, a réagi à l’appel du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, qui avait demandé à cette coalition de clarifier sa position à la suite de la création du FRN. Prince Epenge s’interroge sur le refus d’organiser un dialogue national inclusif alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante en République démocratique du Congo (RDC).

« Le président Fayulu l’a dit et redit : la guerre n’est pas la solution, toucher à la Constitution est un suicide politique », a déclaré le porte-parole de Lamuka. Il a ainsi rappelé que Martin Fayulu continue de défendre le dialogue comme seule voie de sortie de crise et de s’opposer à toute modification de la Constitution.

Pour Prince Epenge, la résolution de la crise que traverse le pays passe nécessairement par des échanges réunissant les différentes forces politiques. « Seul un dialogue inclusif sauvera la nation du péril existentiel qui la guette », a-t-il affirmé.

Avant la création du FRN, la coalition C64 avait notamment plaidé pour la participation de Joseph Kabila et du mouvement rebelle M23 au dialogue national.

Cette position se heurte toutefois à celle du président Félix Tshisekedi. Lors de son adresse à la nation du 27 août 2026, le chef de l’État avait exclu du dialogue national, en tant que composantes politiques, les personnes qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent une partie du territoire national ou administrent illégalement des entités de la République.

« Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique », avait alors déclaré Félix Tshisekedi.


MKG

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