PRESSE ACTU est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

POLITIQUE

RDC–Rwanda : Kigali dénonce la « partialité » des États-Unis et remet en cause l’accord de paix de 2025

Dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo, (RDC) le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a exprimé, ce lundi 29 juin 2026, sa « déception » face à ce qu’il qualifie de « partialité de plus en plus criante » des États-Unis. En cause, selon Kigali : des sanctions récentes qui cibleraient exclusivement le Rwanda.

Ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.
Ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Dans un entretien accordé à France 24, le chef de la diplomatie rwandaise estime par ailleurs que l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre Kigali et Kinshasa est désormais « lettre morte ». Il met en cause l’absence de mise en œuvre par les autorités congolaises.

Selon lui, les engagements pris par la République démocratique du Congo n’auraient pas été respectés, notamment concernant la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « Rien, absolument rien n’a été fait pour les neutraliser », affirme-t-il, accusant même Kinshasa d’avoir renforcé ce mouvement sur les plans militaire et politique.

Le ministre rwandais dénonce également une « contradiction flagrante » dans la position américaine, estimant incohérent que les sanctions visent uniquement Kigali. Il cite notamment des déclarations attribuées à des responsables américains, dont le secrétaire d’État Marco Rubio, qui reconnaîtraient, selon lui, les manquements de Kinshasa.

Sur la question du retrait des troupes rwandaises exigé par Washington, Olivier Nduhungirehe n’a avancé aucun calendrier précis. Selon des estimations des Nations unies, ces forces compteraient entre 6 000 et 7 000 hommes déployés dans l’est de la RDC.

Ces déclarations interviennent alors que la République démocratique du Congo a saisi, le 26 juin, la Cour internationale de justice (CIJ), accusant le Rwanda de mener une « campagne génocidaire » depuis 1996. Des accusations que Kigali rejette fermement.

En retour, le ministre rwandais met en cause les autorités congolaises, accusant le président Félix Tshisekedi et les forces armées congolaises de collusion avec les FDLR. Il affirme également que des violences ciblant des Congolais tutsi auraient été commises, évoquant des cas de lynchages et de mises à mort, dans un climat qu’il décrit comme marqué par des discours de haine.


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

Articles similaires