Dans un contexte de tensions persistantes dans la région des Grands Lacs, le Rwanda a une nouvelle fois nié toute implication dans les conflits affectant ses pays voisins. S’exprimant devant le Conseil de sécurité des Nations unies, ce vendredi 12 décembre, son représentant permanent, Martin Ngoga, a rejeté « catégoriquement » les accusations d’agression formulées par le Burundi, ainsi que les allégations faisant état d’un soutien de Kigali au mouvement rebelle M23-AFC, actif dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Le Rwanda n’est pas en guerre avec le Burundi et ne peut pas agresser ses voisins », a-t-il déclaré, balayant les accusations portées contre son pays.
Qualifiant d’« infondées » les allégations de collusion avec le M23-AFC, le diplomate rwandais a, en retour, mis en cause la RDC. Il a accusé Kinshasa de violations répétées du cessez-le-feu et de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hostile à Kigali.
Martin Ngoga a conclu son intervention en réaffirmant l’attachement du Rwanda au respect de ses engagements internationaux. Il a appelé l’ensemble des acteurs régionaux à honorer les accords signés, estimant que leur application constitue une condition essentielle au rétablissement durable de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Au cours de la même séance du Conseil de sécurité, plusieurs intervenants ont également souligné la nécessité de renforcer la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Ils ont plaidé pour l’octroi de ressources supplémentaires afin de permettre à la mission de remplir pleinement son mandat, dans un contexte marqué par une recrudescence des tensions régionales.
MKG

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