Parmi ses principales exigences, le mouvement réclame l’instauration d’une médiation internationale neutre, portée notamment par l’Union africaine (UA) et les Nations unies (ONU). Il souhaite également que les assises se tiennent dans un pays tiers, estimant qu’un cadre extérieur serait nécessaire pour instaurer un climat de confiance entre les différentes parties prenantes.
« Sauvons la RDC » plaide par ailleurs pour un dialogue véritablement inclusif, associant toutes les forces politiques et sociales concernées par la crise congolaise. La plateforme demande que les discussions portent sans restriction sur les causes profondes des difficultés que traverse le pays et que les conclusions qui en découleront revêtent un caractère souverain, contraignant et soient effectivement appliquées.
Le regroupement politique pose aussi des conditions liées au contexte institutionnel et politique. Il exige l’abandon de tout projet de référendum constitutionnel et appelle à des mesures de décrispation, notamment la libération des prisonniers politiques, le retour des personnalités en exil ainsi que la dissolution de la Force du Progrès.
Dernière exigence formulée : la création d’un mécanisme international de suivi chargé de contrôler la mise en œuvre des engagements issus du dialogue et de garantir le respect des décisions adoptées.
À travers cette déclaration, « Sauvons la RDC » affirme qu’un dialogue national ne pourrait produire des résultats durables qu’à la condition d’être fondé sur la neutralité, l’inclusivité et des engagements clairement définis.
Cette prise de position intervient alors que les discussions autour de la tenue d’un dialogue national se poursuivent en RDC, sur fond de tensions politiques persistantes, de débats sur les réformes institutionnelles et de recherche de solutions à la crise multiforme que connaît le pays.
MKG

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