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SÉCURITÉ

RDC : Shabani clôture les assises des Conversations nationales sur la prévention de l’extrémisme violent 

À Kinshasa, le Vice-Premier Ministre Shabani Lukoo Bihango Jacquemain a clôturé les Conversations nationales réunissant onze provinces. Les rencontres ont visé à analyser les causes de l’extrémisme violent et à co-construire des mesures de prévention centrées sur la gouvernance, la cohésion sociale et la sécurité humaine.

VPM de l'intérieur sécurité et affaires coutumières, Jacquemain Shabani lors de son allocution de la clôture des assises des Conversations nationales sur la gouvernance provinciale et locale pour la prévention de l’extrémisme violent, à Kinshasa, cap
VPM de l'intérieur sécurité et affaires coutumières, Jacquemain Shabani lors de son allocution de la clôture des assises des Conversations nationales sur la gouvernance provinciale et locale pour la prévention de l’extrémisme violent, à Kinshasa, cap

Depuis le mercredi 5 novembre 2025, à Kinshasa, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango Jacquemain, a procédé à la clôture des  assises des Conversations nationales sur la gouvernance provinciale et locale pour la prévention de l’extrémisme violent. Ces assises étaient placées sous le thème : « Analyse de la dynamique contextuelle, contextualisation des concepts et co-construction des réponses programmatiques pour une approche plus holistique ».

Ouvertes le 3 novembre dernier, ces rencontres ont concerné onze provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Tanganyika, le Kasaï, le Kasaï Central, le Mai-Ndombe, le Kwango, le Kwilu et Kinshasa. Elles avaient pour objectif de mobiliser les acteurs nationaux et provinciaux, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les autres parties prenantes du développement, afin de parvenir à une compréhension partagée des causes de l’extrémisme violent et de co-construire des réponses fondées sur la bonne gouvernance, la cohésion sociale et la sécurité humaine, dans une perspective de prévention durable.

D’après une note officielle du ministère, dans son allocution de clôture, le Vice-Premier Ministre a insisté sur la nécessité que les résolutions adoptées soient prises en compte et exécutées par toutes les parties impliquées dans la recherche d’une paix durable.

En marge de ces assises, plusieurs recommandations clés ont été formulées pour prévenir l’extrémisme violent dans les onze provinces concernées :

Renforcer les capacités des gouverneurs et des autorités locales sur les outils de prévention de l’extrémisme violent, la gestion des tensions communautaires et la gouvernance sécuritaire inclusive. Mettre en place des mécanismes locaux de résolution des conflits, notamment par l’institutionnalisation de comités de médiation multi-acteurs (chefs coutumiers, société civile, autorités locales, femmes et jeunes), afin de prévenir et désamorcer les conflits fonciers, coutumiers et communautaires.

Promouvoir le dialogue intercommunautaire à travers l’organisation régulière de forums interethniques et interconfessionnels pour la paix et la coexistence pacifique, en appui aux dynamiques locales de réconciliation et aux initiatives de justice transitionnelle. Organiser des campagnes nationales et provinciales contre les discours de haine et les manipulations identitaires.

Impliquer les influenceurs, artistes, journalistes et jeunes leaders dans les activités de sensibilisation et la promotion de la non-violence sous toutes ses formes. Encourager l’entrepreneuriat des jeunes par la création d’incubateurs provinciaux et la priorisation des infrastructures de base (routes, écoles, centres de santé), afin de renforcer le sentiment d’appartenance des populations à l’État.

Introduire dans les programmes scolaires et universitaires des modules sur la tolérance, la diversité, les droits humains et la non-violence. Renforcer les brigades mixtes de sécurité communautaire et former les forces de l’ordre au respect des droits humains et à la gestion pacifique des conflits.

Créer une plateforme nationale multisectorielle de suivi des causes structurelles de l’extrémisme violent, dotée d’un appui technique et financier en faveur des gouverneurs. Établir un cadre permanent de collaboration entre les gouvernements provinciaux et les associations de femmes, afin de mieux protéger les jeunes en cas d’alerte sécuritaire ou de violence.

Soutenir la société civile dans la mise en œuvre de programmes spécifiques de lutte contre l’extrémisme violent et intégrer les activités sportives et culturelles dans les interventions prioritaires destinées à la jeunesse. Favoriser l’appropriation des projets structurants contribuant au développement provincial, notamment ceux inscrits dans le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), et promouvoir des programmes d’emploi communautaire (HIMO), de microcrédit et de formation professionnelle dans les zones à risque.

Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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