Pour l’opposition, comparer Kinshasa à Kiev relèverait d’une manipulation politique destinée à obtenir un soutien international sans remettre en cause la gouvernance interne du pays. Kamitatu va plus loin : selon lui, l’Occident devrait cesser toute confusion entre les deux crises et revoir totalement sa stratégie vis-à-vis du Congo. Une manière à peine voilée d’affirmer que le pouvoir de Tshisekedi aurait perdu sa crédibilité auprès d’une partie de ses partenaires étrangers.
Cette déclaration risque d’envenimer davantage un climat politique déjà explosif à l’approche des grandes batailles institutionnelles et sécuritaires. Tandis que le camp présidentiel tente d’imposer une image d’unité nationale face à la guerre, l’opposition choisit désormais l’attaque directe et internationale. Derrière cette phrase choc se cache une guerre de narration : qui contrôle aujourd’hui l’image du Congo à l’étranger — le pouvoir ou ses opposants ?
Sam de campus

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