Au cœur de son intervention figure la responsabilité de Joseph Kabila dans la situation politique et sécuritaire du pays. Vital Kamerhe estime que l’ancien chef de l’État, qui a dirigé la République démocratique du Congo pendant dix-huit ans, doit également rendre compte de son bilan, notamment en ce qui concerne l’état des institutions, de l’armée et la protection des populations. Il lui reproche de mettre en cause son successeur sans assumer les responsabilités liées à ses propres années de pouvoir.
Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur les conséquences humaines des conflits armés qui se succèdent en RDC. Familles endeuillées, enfants privés de scolarité et populations contraintes de fuir leurs domiciles : il rappelle que les rébellions n’ont, selon lui, apporté ni sécurité ni prospérité aux Congolais. Il appelle ainsi les responsables des mouvements armés à renoncer à la violence et à privilégier le dialogue.
Sur le plan politique, Vital Kamerhe a réaffirmé son soutien au président Félix Tshisekedi. Il a salué les mises en garde du chef de l’État face aux menaces sécuritaires et appelé à un resserrement des rangs autour de l’ordre constitutionnel et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Tout en défendant la primauté du dialogue sur les armes, il a exhorté les protagonistes à privilégier une solution pacifique afin d'éviter de nouvelles pertes humaines. Son intervention s’est achevée sur un appel à l’unité nationale et à la cohésion au-delà des clivages politiques, dans la perspective d’une nation où les divergences peuvent s’exprimer sans violence.
MKG

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