Pour la coalition, l’élu du territoire de Walikale (Nord-Kivu) avait été écarté pour des « antivaleurs pouvant embraser la RDC ». Mais Willy Mishiki a rejeté ces accusations, assurant conserver l’ensemble de ses responsabilités au sein du mouvement.
« L’ennemi veut transporter la guerre de l’Est vers l’Ouest, c’est-à-dire Kinshasa. Il voudrait utiliser un groupe de Wazalendo que nous avons, grâce à la vigilance de nos compatriotes, déniché. Aujourd’hui ils sont sous contrôle, il n’y a pas de problème et tout se passe bien. Je suis président du conseil d’administration de Wazalendo », a-t-il déclaré.
Dans le même temps, l’élu a appelé les membres de l’Union sacrée de la Nation, la plateforme soutenant le président Félix Tshisekedi, à renforcer leur engagement face à l’agression dans l’est du pays.
« Le baromètre aujourd’hui à l’Union sacrée, c’est l’engagement vis-à-vis de l’agression. Ce n’est pas une affaire de Félix Tshisekedi seul. Si vous êtes membre de la majorité présidentielle et que vous ne vous engagez pas dans ce combat, nous vous considérons comme étant de mèche avec l’ennemi », a-t-il ajouté, se présentant comme cofondateur de la coalition.
Abordant la question d’un éventuel changement de la Constitution congolaise, Willy Mishiki s’est dit favorable à une révision de la loi fondamentale, qu’il juge « dépassée et limitée ». Il propose l’organisation d’une table ronde réunissant acteurs politiques et représentants de la société civile afin d’évaluer le fonctionnement des institutions.
« Il faut que les gens se regardent en face pour se dire si cette Constitution, vieille de 20 ans, permet réellement aux institutions de fonctionner. Nous sommes à deux ans des élections générales, mais nous n’avons même pas encore de fichier électoral ni entamé les réformes de la Commission électorale nationale indépendante », a-t-il expliqué.
Selon lui, une réforme constitutionnelle permettrait de « remettre le compteur à zéro » et d’ouvrir la voie à une nouvelle configuration politique où « tout le monde pourrait se présenter », y compris l’ancien président Joseph Kabila.
Willy Mishiki insiste enfin sur le fait que toute modification de la Constitution devrait passer par un référendum, conformément à l’article 5 qui stipule que « le pouvoir appartient au peuple ».
Rédaction

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