Dans un communiqué du Cadre de concertation des forces politiques, publié le même jour, indique que ce départ intervient après plusieurs mois de pressions politiques et de procédures judiciaires jugées arbitraires. Son porte-parole, Charles Mwika Banza, précise que Seth Kikuni prendra la parole dans les prochains jours afin de « porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale les circonstances exactes de son départ ».
Selon la même source, les menaces à son encontre se seraient intensifiées à la suite d’une lettre datée du 15 décembre 2025, émanant de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire et adressée au Procureur général près la Cour de cassation. Ce courrier laissait craindre l’ouverture imminente d’une nouvelle procédure judiciaire à caractère politique contre l’opposant.
Le communiqué rappelle qu’en septembre 2024, Seth Kikuni avait été arrêté par l’Agence nationale de renseignements (ANR), avant d’être détenu au secret durant vingt-huit jours. Il avait ensuite été traduit en justice dans un procès qualifié de politique par ses soutiens. À l’issue de cette procédure, il avait été condamné à douze mois de prison ferme, une décision attribuée, selon ses proches, à une instruction de l’administrateur général de l’ANR. Bien qu’ayant recouvré la liberté, il serait resté sous une surveillance étroite.
Le 17 octobre 2025, à son retour d’une réunion politique de haut niveau à Nairobi, Seth Kikuni avait de nouveau été interpellé à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa. Son passeport avait alors été confisqué par les services de la Direction générale de migration (DGM). Malgré plusieurs démarches, le document ne lui aurait jamais été restitué, le maintenant, selon son entourage, dans une situation de restriction arbitraire de mouvement.
La plateforme politique Cadre de concertation des forces politiques et sociales a enfin exprimé sa profonde reconnaissance à l’ensemble des personnes et organisations ayant contribué à cette opération de mise en sécurité, menée, selon elle, « dans un contexte de fortes menaces et de graves violations des libertés fondamentales ».
Rédaction

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