Dans un communiqué publié ce samedi 20 juin, le Parquet général près la Cour de cassation indique avoir ouvert une « information judiciaire » afin de faire la lumière sur les circonstances de ces violences, qui ont occasionné des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Le procureur général précise que des « investigations rigoureuses » sont en cours pour établir les responsabilités éventuelles. « La collecte des données objectives et fiables permettra d’établir avec exactitude les circonstances du déroulement de ces événements », souligne le communiqué.
Selon le parquet, cette procédure vise à identifier le rôle joué par les différents acteurs impliqués dans les incidents et pourrait conduire à des poursuites contre les auteurs, coauteurs ou complices présumés des faits constatés.
Cette annonce intervient dans un contexte de controverse autour du bilan humain de la manifestation. La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), à l’origine du rassemblement, conteste les chiffres communiqués par les autorités et fait état d’un nombre de victimes sensiblement plus élevé.
Selon l’organisation, les violences survenues lors du sit-in auraient fait 334 blessés graves, 218 blessés légers, 27 disparus, 29 personnes arrêtées et deux morts. Des chiffres qui alimentent les interrogations sur l’ampleur réelle des incidents et renforcent les attentes autour des conclusions de l’enquête judiciaire annoncée par les autorités congolaises.
Rédaction

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!