Prince Epenge a été interpellé dimanche à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Rome, en Italie. Selon des informations rapportées par des journalistes congolais, les services de la Direction générale de migration (DGM) l’ont empêché d’embarquer. L’opposant devait participer, ce lundi 26 octobre, à un conclave de la coalition C64 consacré à la situation politique en République démocratique du Congo (RDC). Il a ensuite été transféré au CNC.
Dans une déclaration, l’ADDCONGO qualifie cette interpellation d’« arrestation arbitraire » et condamne les conditions dans lesquelles son président serait détenu. La formation politique dénonce également ce qu’elle considère comme une restriction des libertés politiques. Elle établit, par ailleurs, un parallèle entre les poursuites engagées sous les précédentes administrations et celles menées sous le pouvoir actuel.
« Sous Kabila, l’infraction était l’outrage au chef de l’État et aujourd’hui, sous Félix Tshisekedi, c’est la propagation de faux bruits », déclare le parti, qui dénonce une continuité des pratiques qu’il juge répressives.
L’ADDCONGO entend également mobiliser ses militants pour obtenir la libération de son président. « Prince Epenge fait partie intégrante de notre chair, de notre esprit et de notre âme politiques », affirme la formation politique, qui présente le sort de son dirigeant comme une question centrale pour son identité et son engagement.
Dans cette perspective, une réunion de crise est prévue au siège de la coalition Lamuka afin de définir les modalités d’une mobilisation générale de ses bases.
« Dans une situation d’arbitraire, celui qui n’agit pas devient complice », conclut l’ADDCONGO, appelant ses partisans à se mobiliser.
MKG

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