À l’issue des échanges, le président de cette commission, le député national Mwanza Hamissi Singoma, élu du territoire de Nyiragongo, dans la province du Nord-Kivu, a insisté sur la nécessité de désengorger les prisons du pays et d’améliorer les conditions de vie des détenus.
Le responsable parlementaire a notamment déploré la vétusté des infrastructures pénitentiaires, dont la modernisation demeure insuffisante depuis l’indépendance de la République démocratique du Congo. Il a également attiré l’attention sur la situation des femmes, des enfants et des nourrissons vivant en milieu carcéral, confrontés à des conditions particulièrement difficiles.
Au-delà de l’amélioration des conditions de détention, Mwanza Hamissi Singoma a plaidé pour une réforme de la politique pénitentiaire, davantage axée sur la réhabilitation et la réinsertion sociale des détenus, plutôt que sur la seule dimension punitive de l’incarcération.
Le manque d’infrastructures judiciaires en question
Les discussions ont également mis en évidence les difficultés de fonctionnement de l’appareil judiciaire, notamment le manque d’infrastructures adaptées dans les provinces, les territoires et les zones éloignées des grands centres urbains.
La construction et l’aménagement de tribunaux répondant aux besoins des juridictions ont été présentés comme des enjeux essentiels pour améliorer les conditions de travail des magistrats et renforcer l’accès à la justice.
En sa qualité d’autorité budgétaire, l’Assemblée nationale entend assurer un suivi de la programmation des investissements consacrés au secteur judiciaire. La commission prévoit d’examiner les préoccupations soulevées au cours de cette audition avant de formuler des recommandations qui seront soumises à la plénière.
Selon Mwanza Hamissi Singoma, cette démarche vise à contribuer à la modernisation du système pénitentiaire et au renforcement de l’accès à la justice en République démocratique du Congo (RDC).
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