Signé par Augustin Kabuya Tshilumba, président intérimaire du parti, le document désavoue les déclarations de Fils Mukoko, estimant qu’elles sont contraires aux principes défendus par la formation politique. La direction précise que l’intéressé n’occupe aucune fonction au sein de l’UDPS et que ses initiatives n’ont fait l’objet d’aucune décision, autorisation ou instruction des organes compétents du parti.
L’UDPS affirme ainsi « désapprouver et condamner sans équivoque » toute distribution d’armes à la population en dehors du cadre légal et des institutions constitutionnellement habilitées à assurer la défense et la sécurité nationales. Elle décline également toute responsabilité quant aux conséquences des initiatives annoncées par Fils Mukoko.
La non-violence, un héritage politique
Pour justifier sa position, le parti rappelle que la non-violence constitue le socle de sa philosophie politique depuis sa fondation, le 15 février 1982, par ses pères fondateurs, dont Étienne Tshisekedi wa Mulumba.
Selon le communiqué, l’UDPS a affronté pendant des décennies la dictature, les persécutions, les arrestations arbitraires et la répression sans renoncer à la lutte pacifique. La direction estime que cet héritage ne saurait être remis en cause par des « initiatives individuelles, quelles qu’en soient les motivations ».
Cette mise au point intervient alors que Fils Mukoko a également annoncé un sit-in devant l’ambassade de Belgique en RDC. Sur ce point, l’UDPS réaffirme son attachement à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement, reconnus par la Constitution, tout en rappelant que leur exercice doit respecter les lois, la sécurité des personnes et des biens ainsi que les obligations internationales du pays, notamment en matière de protection des missions diplomatiques.
Un rappel à la discipline des militants
Dans son communiqué, la direction du parti appelle ses cadres, combattants et sympathisants à la discipline, à la retenue et à la responsabilité. Elle rappelle que nul ne peut engager l’UDPS, s’exprimer en son nom ou agir sous son emblème sans un mandat régulier de ses instances compétentes.
Au-delà du désaveu de Fils Mukoko, le parti entend ainsi marquer une distinction entre les initiatives individuelles et ses positions officielles. Il conclut que son accession au pouvoir n’a pas altéré son engagement historique en faveur de la paix, de la démocratie et de la tolérance.
« La non-violence demeure et demeurera » sa méthode de lutte, insiste la formation politique.
Labora

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