L’objectif affiché par la majorité présidentielle : dénoncer un présumé « coup d’État contre la Nation ». L’appel a été lancé ce samedi 11 juillet par André Mbata Mangu, secrétaire permanent et porte-parole de l’Union sacrée, depuis Yaoundé, au Cameroun, où il participe à la 5ᵉ session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), au sein de la délégation congolaise conduite par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Dans son message, le professeur André Mbata a invité les partis politiques, regroupements, associations et personnalités membres ou proches de l’Union sacrée à organiser des rassemblements à Kinshasa, dans les vingt-cinq chefs-lieux des provinces ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise.
Sans désigner directement de responsables, le porte-parole de la plateforme présidentielle accuse certains acteurs politiques de vouloir empêcher le peuple congolais d’exercer pleinement sa souveraineté. Il appelle ainsi les militants et sympathisants de l’Union sacrée à se placer « du bon côté de l’histoire ».
Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes tensions politiques liées au débat sur la Constitution. Quelques jours auparavant, la Coalition Article 64, qui réunit plusieurs forces de l’opposition et de la société civile, avait confirmé son appel à une marche pacifique prévue le 22 juillet à Kinshasa et dans plusieurs provinces du pays.
Le 8 juillet, Prince Epenge, l’un des responsables de la C64, avait réaffirmé la volonté de la coalition de défendre la Constitution et de s’opposer à toute initiative susceptible d’en modifier les dispositions, notamment à travers un référendum ou une révision constitutionnelle.
Selon lui, la mobilisation annoncée vise à préserver l’ordre constitutionnel et à empêcher toute démarche que l’opposition considère comme une remise en cause des acquis démocratiques. Il assure que les actions de terrain se poursuivront jusqu’à l’abandon de ce qu’il qualifie de « menace » contre la Constitution.
Avec deux appels à manifester lancés pour une même journée, le 22 juillet s’annonce comme une date à haut risque sur l’échiquier politique congolais. Entre la majorité présidentielle et ses adversaires, cette confrontation autour de la question constitutionnelle pourrait devenir un nouveau test de la stabilité politique en République démocratique du Congo (RDC).
MKG

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