Devant la presse, le secrétaire général de la CENCO, Monseigneur Donatien Nshole, a fustigé une tension politique croissante qu’il attribue à la campagne menée par la majorité au pouvoir en faveur de cette réforme constitutionnelle. Il a également dénoncé l’utilisation des moyens de l’État pour soutenir cette initiative ainsi que les pressions exercées contre les voix critiques.
Selon la CENCO, ce « climat de terreur » ne touche plus seulement l’opposition. Les prélats affirment que certains cadres de la majorité seraient eux-mêmes réduits au silence par crainte de représailles, illustrant, selon eux, une restriction progressive de l’espace démocratique.
Les évêques ont également pointé du doigt le rôle joué par la Police nationale congolaise et la « Force du progrès », un mouvement de jeunes affilié à l’UDPS, le parti présidentiel. Dans leur déclaration, ils accusent les deux structures d’agir de concert pour disperser et réprimer les rassemblements de l’opposition.
Cette accusation fait écho aux événements survenus le 12 juin dernier lors du sit-in organisé par la Coalition C64 aux abords du Palais du Peuple. La manifestation, qui visait à protester contre la proposition de loi référendaire du député national Paul-Gaspard Ngondakoy, adoptée par l’Assemblée nationale, avait été dispersée à coups de gaz lacrymogènes.
À la suite de ces incidents, plusieurs organisations nationales et internationales de défense des droits humains avaient accusé la police et des membres de la Force du progrès d’avoir agressé des responsables et militants de l’opposition.
Par cette prise de position, la CENCO rejoint ainsi les nombreuses voix qui alertent sur les risques d’escalade politique et sur la détérioration des libertés publiques dans un contexte marqué par les débats autour d’un éventuel changement de la Constitution.
Rédaction

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