La coalition qualifie les faits qu’elle dénonce de « crime imprescriptible contre la Nation », d’« acte de haute trahison » et de « violation grave du serment constitutionnel ». Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité de sa campagne contre toute modification de la Constitution qui pourrait, selon elle, permettre au président de la République de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat.
Dans un communiqué publié dans la soirée de mercredi, la C64 a dressé un bilan positif de la journée « ville morte ». Elle estime que cette mobilisation traduit l’attachement des Congolaises et des Congolais à la Constitution du 18 février 2006, à l’État de droit ainsi qu’au principe de l’alternance démocratique. Selon la plateforme, cette journée a également constitué un message clair adressé aux autorités, exprimant le rejet de toute initiative visant à réviser la loi fondamentale.
À Kinshasa, comme dans plusieurs autres régions du pays, l’activité a tourné au ralenti. La circulation était particulièrement faible et les embouteillages habituels sur les principaux axes routiers étaient quasiment inexistants. De nombreux commerces sont restés fermés, tandis que plusieurs établissements scolaires ont enregistré des absences parmi les élèves et les enseignants.
Cette journée « ville morte », première action d’envergure menée par la C64, était considérée comme un test de sa capacité de mobilisation. La coalition, qui regroupe plusieurs partis politiques et organisations de l’opposition, entend faire de la défense de la Constitution son principal cheval de bataille.
Dans certains quartiers réputés favorables à l’opposition, des habitants se félicitaient du calme observé et estimaient que le mot d’ordre avait été largement respecté. D’autres Kinois attribuaient toutefois ce ralentissement de la vie urbaine à la crainte d’éventuels incidents ou affrontements dans les rues de la capitale.
MKG

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!