Cette mobilisation intervient après le boycott de la séance plénière par les députés du groupe parlementaire Ensemble pour la République, formation politique dirigée par l’opposant Moïse Katumbi. Le parti accuse le pouvoir de chercher, à travers cette initiative parlementaire, à ouvrir la voie à une révision de la Constitution.
Dans le même contexte, Martin Fayulu a durci le ton lors d’une déclaration faite devant ses partisans. L’ancien candidat à l’élection présidentielle de décembre 2023 appelle à une mobilisation générale contre ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel ».
« Tshisekedi vient de faire une rébellion contre le pays parce qu’il agit contre la Constitution. Cette loi référendaire ne doit pas passer. Le 3 juin, tout le monde doit rester à la maison », a déclaré le président de l’ECiDé.
Le leader de l’opposition affirme également que d’autres actions de terrain seront annoncées dans les prochains jours afin de maintenir la pression contre ce projet de loi.
L’examen de cette proposition intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions persistantes entre majorité et opposition, sur fond de crise sécuritaire dans l’est du pays et de débats récurrents autour de la gouvernance institutionnelle.
Pour plusieurs figures de l’opposition, cette loi référendaire constituerait une première étape vers une réforme constitutionnelle plus large, une accusation que les partisans du pouvoir continuent de rejeter.
À Kinshasa comme dans plusieurs grandes villes du pays, certains observateurs redoutent désormais une nouvelle phase de crispation politique susceptible d’alimenter les tensions sociales à l’approche des prochaines échéances politiques.
Kutedi

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