Dans une correspondance adressée à l'Auditeur supérieur près le Tribunal militaire supérieur de Kinshasa/Gombe et rendue publique, le secrétaire général du SYLIMED explique agir au nom des médecins victimes de ces violences. Le syndicat indique que les faits se sont produits le mercredi 15 juillet, lorsque plusieurs de ses membres s'étaient rassemblés devant l'Immeuble Intelligent, qui abrite notamment le cabinet du ministre de la Santé publique, pour revendiquer pacifiquement le paiement de leur prime de risque, qu'il présente comme un droit garanti par la législation congolaise.
Selon le SYLIMED, l'intervention des forces de l'ordre a rapidement dégénéré. Les policiers auraient d'abord dispersé les manifestants en les aspergeant d'eau à l'aide d'un tuyau, avant de frapper plusieurs médecins à coups de bâton. Le syndicat affirme également que les victimes ont été menacées et soumises à des violences qu'il estime constitutives d'infractions prévues et réprimées par les codes pénal et pénal militaire congolais.
À travers cette procédure, le SYLIMED dit vouloir obtenir que les responsabilités soient établies et que les auteurs présumés, ainsi que leurs éventuels commanditaires, répondent de leurs actes devant la justice.
« Nous tenons à rassurer tous les médecins ainsi que la population que le SYLIMED mettra tout en œuvre, par les voies légales, afin que les commanditaires et les auteurs de ces actes soient identifiés, traduits en justice et subissent toute la rigueur de la loi. Justice doit être rendue », peut-on lire dans le document.
Gloire MALUMBA.K

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