Annoncée dans un communiqué officiel signé ce samedi 11 avril par la rapporteure de la chambre haute, Néfertiti Ngudianza, cette convocation intervient dans un contexte marqué à la fois par la persistance des défis sécuritaires dans l’est du pays et par la nécessité de doter l’État d’outils fiables de planification démographique.
Au premier rang des priorités figure l’examen du projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège, en vigueur depuis le 6 mai 2021 dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Instaurée par le président Félix Tshisekedi, cette mesure exceptionnelle vise à renforcer la réponse des autorités face aux groupes armés actifs dans cette région. Régulièrement reconduit depuis son instauration, ce régime d’exception doit à nouveau être soumis à l’approbation des sénateurs.
Parallèlement, la chambre haute se penchera sur la présentation du projet de deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), attendu de longue date. Ce processus est considéré comme un levier essentiel pour la planification du développement, en permettant aux autorités de disposer de données statistiques actualisées et fiables.
Le dernier recensement scientifique en République démocratique du Congo remonte à 1984, soit plus de quarante ans. Dans cette perspective, les autorités entendent accélérer la mise en œuvre du RGPH-2, avec un lancement des opérations de terrain envisagé à partir de juillet 2026.
Pour soutenir ce projet d’envergure, une table ronde des bailleurs de fonds s’est tenue le 23 mars 2026 à Kinshasa. Le coût global du recensement est estimé à près de 200 millions de dollars. Plusieurs partenaires techniques et financiers ont déjà manifesté leur engagement, dont la Banque africaine de développement (BAD), qui a annoncé une contribution significative.
MKG

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