Cette initiative vise à améliorer durablement la gestion des effectifs, sécuriser le versement des salaires et restaurer la confiance entre l’État et les professionnels de l’éducation. Selon le directeur national de la DINACOPE, la numérisation permettra de corriger plusieurs dysfonctionnements persistants, notamment dans la gestion des bases de données et le paiement des salaires.
Le dispositif repose sur l’introduction d’une carte biométrique à puce, couplée à une carte Visa multifonctionnelle pour les enseignants. « Ce système nous permet d’éliminer plusieurs failles dans la bancarisation, comme les arriérés de salaires, les retards dans le transport des fonds ou encore les ponctions inhabituelles et intempestives de certains opérateurs de paie », a expliqué le directeur.
Selon lui, cette digitalisation devrait également renforcer la lutte contre les doublons, les enseignants fictifs et les erreurs dans les fichiers administratifs, tout en garantissant une meilleure traçabilité et fiabilité des données.
De son côté, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a salué cette réforme structurante. « En numérisant le contrôle physique des enseignants, nous renforçons la transparence et l’efficacité administrative. Ce nouveau système intégré permettra une gestion fiable et sécurisée de la base de données des enseignants », a-t-elle déclaré.
À cette occasion, la ministre a remis à la DINACOPE un important lot de matériel informatique, comprenant 1 260 tablettes, 309 ordinateurs, un serveur et d’autres équipements essentiels à la mise en œuvre du projet. Ce matériel a été acquis grâce au soutien du projet PERSE, en partenariat avec le gouvernement congolais, dans le cadre de la réforme du secteur éducatif.
Augustin Ndjabu

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