Dans un communiqué officiel signé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, les autorités estiment que le rapport de HRW « appelle une mise en perspective rigoureuse des faits » et nécessite des clarifications d’ordre juridique, factuel et institutionnel.
Le gouvernement rappelle que, selon le droit international, la qualification de disparition forcée exige plusieurs conditions précises : l’arrestation ou la détention par des agents de l’État, suivie d’un refus de reconnaître cette privation de liberté ou de révéler le sort de la personne concernée.
« D’après les informations officielles, plusieurs personnes mentionnées dans le rapport ont été identifiées. Certaines ont été libérées, tandis que d’autres ont été présentées devant les juridictions compétentes, conformément aux procédures nationales. Des visites auraient également été autorisées au bénéfice des familles et des représentants de Human Rights Watch», peut-on lire dans le communiqué.
Dans ce contexte, le gouvernement considère que les faits évoqués nécessitent « une appréciation juridique prudente » quant à la qualification de disparitions forcées. Il souligne que toutes les mesures prises par les services compétents s’inscrivent dans le cadre d’enquêtes légalement ouvertes.
Kinshasa rappelle par ailleurs que la RDC fait face à un contexte sécuritaire particulièrement sensible. Le pays dénonce « une agression continue » menée contre son territoire par le Rwanda et ses alliés de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars, ainsi que la présence persistante de groupes armés dans l’Est du pays. Selon le gouvernement, ces menaces s’accompagnent de tentatives de déstabilisation des institutions, y compris via des vecteurs numériques.
Dans ce contexte, les opérations menées par les services de sécurité relèvent des missions régaliennes de l’État, visant à préserver l’ordre public, protéger les populations et garantir la sécurité nationale, tout en respectant le droit national et les engagements internationaux.
Le gouvernement réaffirme enfin son attachement à l’État de droit et au respect des droits humains. Toute allégation crédible de violation de la loi relève de la compétence des autorités judiciaires. Kinshasa se dit également disposée à poursuivre un dialogue constructif avec les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits humains, « dans un esprit de responsabilité et de transparence », tout en réaffirmant le respect de la souveraineté et des institutions de la RDC.
Gloire MALUMBA.K

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