Au 28 mai 2026, l'épidémie d'Ebola totalisait 906 cas suspects, dont 125 cas confirmés. Les autorités sanitaires ont recensé 223 décès suspects, parmi lesquels 17 décès confirmés liés à la maladie. Le taux de létalité global est estimé à 24,6 %, tandis que celui des cas confirmés s'établit à 13,6 %. Les structures de prise en charge affichent un taux d'occupation de 70,1 % pour les lits réservés aux cas suspects, contre 8,7 % pour les cas confirmés.
L'épidémie continue de toucher treize zones de santé réparties dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le 27 mai, les équipes de surveillance ont enregistré 118 alertes sanitaires, dont 98 ont été investiguées, soit 83 %. Parmi celles-ci, 51 ont été validées et 35 ont donné lieu à des prélèvements biologiques.
Les autorités sanitaires ont toutefois fait état d'une évolution encourageante avec la guérison du premier patient traité au Centre de traitement Ebola (CTE) de l'Hôpital général de Rwampara, en Ituri. Le malade a quitté l'établissement le 27 mai, une avancée saluée par les équipes engagées dans la riposte.
Face à la persistance de l'épidémie, le gouvernement a décidé de renforcer sa présence sur le terrain. Depuis le 28 mai, une mission gouvernementale conduite par les ministres de la Santé publique ainsi que de la Communication et Médias séjourne à Bunia. Cette initiative découle des résolutions prises lors d'une réunion sectorielle présidée la veille par le chef de l'État et consacrée à l'évaluation de la riposte nationale contre Ebola.
Cette mission a notamment pour objectif de superviser les interventions sanitaires, d'évaluer l'installation des dispositifs de prévention à l'aéroport de Bunia en vue de sa réouverture, et de renforcer les actions de sensibilisation auprès des populations.
Parallèlement, la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, Recherche scientifique et Innovations a présenté un plan national multisectoriel de riposte destiné aux établissements scolaires, universitaires et académiques. Élaboré en collaboration avec les ministères de l'Éducation nationale et de la Santé publique, ce dispositif vise à protéger les communautés éducatives, prévenir la propagation du virus et assurer la continuité des activités d'enseignement et de recherche. Il s'inscrit dans le cadre du plan global de riposte élaboré par l'Institut national de santé publique (INSP).
Concernant le choléra, les autorités ont relevé une poursuite de la tendance à la baisse observée depuis plusieurs semaines. Au cours de la 20ᵉ semaine épidémiologique, le nombre de cas suspects est passé de 847 à 840, confirmant le recul progressif de la maladie.
Six décès ont néanmoins été enregistrés durant cette période, portant le taux de létalité à 0,8 %. Malgré ces pertes en vies humaines, les autorités soulignent que le nombre de cas reste inférieur au seuil de 1 000 cas hebdomadaires pour la troisième semaine consécutive, un indicateur jugé encourageant dans la lutte contre l'épidémie.
Les différentes mesures de prévention, de surveillance et de prise en charge déployées contre le choléra ont également été examinées par le gouvernement, qui entend maintenir les efforts engagés afin de consolider cette tendance à la baisse.
MKG

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