Selon des sources proches du dossier, cette démarche viserait à explorer des pistes de dialogue avec cette coalition rebelle, active dans plusieurs zones du Nord-Kivu, épicentre des violences armées depuis plusieurs mois.
Mais l’initiative ne fait pas l’unanimité. Le président du CNSA, Joseph Olenghankoy, aurait exprimé de sérieuses réserves, estimant qu’une telle démarche pourrait entrer en contradiction avec la ligne officielle des autorités congolaises. Il aurait notamment souligné le risque d’un décalage avec la position du chef de l’État, Félix Tshisekedi, fermement opposé à toute légitimation des groupes armés.
Joseph Olenghankoy aurait ainsi recommandé que toute initiative de ce type fasse l’objet d’une concertation préalable avec la présidence de la République, afin d’éviter toute dissonance institutionnelle dans la gestion d’un dossier aussi sensible.
Cet épisode illustre, une fois encore, les tensions et les lignes de fracture qui entourent toute tentative de médiation avec les groupes armés opérant dans l’est du pays, où la moindre initiative peut avoir de lourdes répercussions politiques et sécuritaires.
MKG

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