La décision a été annoncée ce mardi 6 octobre par le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba. Elle concerne notamment le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau ainsi que les lacs du pays.
Pour assurer l’application de cette nouvelle mesure, le secrétaire général aux Transports a été chargé de prendre les dispositions nécessaires. La Police nationale congolaise (PNC) et la Force navale participeront également au contrôle du trafic. Les embarcations qui ne respecteront pas l’interdiction pourront être interceptées et saisies.
Le gouvernement veut toutefois éviter que cette mesure ne perturbe le transport des personnes et des marchandises, particulièrement important dans plusieurs provinces du pays. Jean-Pierre Bemba a ainsi demandé à l’Office national des transports (ONATRA) de déployer « sans délai » les unités flottantes dont il dispose.
L’entreprise publique devra notamment mobiliser ses péniches métalliques, pousseurs et barges sur les principaux axes de son réseau. Elle devra également revoir et diversifier ses itinéraires afin de privilégier les corridors enregistrant les plus importants flux de passagers et de fret.
À travers ces dispositions, le gouvernement veut à la fois renforcer la sécurité sur les voies navigables et accompagner la modernisation du transport fluvial congolais.
L’enjeu sera désormais de faire respecter l’interdiction à partir du 15 novembre, tout en maintenant une capacité suffisante pour transporter les passagers et les marchandises. Pour cette transition, Kinshasa compte notamment sur les moyens flottants de l’ONATRA.
L’objectif affiché par le ministère des Transports est ainsi de réduire les risques d’accidents et de naufrages, tout en modernisant progressivement le transport fluvial en RDC.
Labora

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