D’après cette même source, l’opposant a été conduit au Conseil national de cyberdéfense (CNC), le visage couvert d’une cagoule. Il lui est reproché d’avoir annoncé l’assassinat de Manassé Lomboto alors que « les enquêtes sont encore en cours ».
La mort de ce militant remonte aux suites de la marche organisée le 15 septembre par la coalition C64. L’opposition attribue son décès à des violences qui auraient été commises par des membres de la Force du progrès, affiliée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti au pouvoir.
Une source de l’opposition accuse également les autorités d’exercer des pressions sur l’hôpital afin d’obtenir un rapport concluant à une mort naturelle. Ces accusations interviennent alors que l’autopsie annoncée par le parquet n’a toujours pas été réalisée. La dépouille de Manassé Lomboto demeure à la morgue du Centre hospitalier universitaire du Cinquantenaire, à Kinshasa.
Le 14 octobre, l’ADD Congo avait déjà mis en cause le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, l’accusant d’avoir reçu discrètement la famille biologique du défunt. Le parti avait dénoncé une tentative d’« achat de conscience ».
À ce stade, les circonstances exactes de la mort de Manassé Lomboto restent au cœur des accusations opposant le parti de Prince Epenge aux responsables de l’UDPS. Les éléments disponibles ne permettent pas, à eux seuls, d’établir les circonstances de son décès ni de confirmer les accusations formulées par les différentes parties.
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