Au-delà des pertes humaines, la crise a provoqué le déplacement de plus de 700 000 personnes, dont une centaine d’orphelins. L’insécurité alimentaire s’est également aggravée dans le Grand Bandundu et sur les Plateaux de Bateke, où les paysans ont perdu trois saisons culturales, selon la même source.
Pour faire face à cette situation, la Commission appelle le gouvernement à mettre en place des stratégies globales visant à lutter contre le chômage et l’oisiveté des jeunes. Elle recommande également au ministère de l’Intérieur de dialoguer avec les véritables acteurs de la crise afin de parvenir à des solutions favorisant la paix sociale et le « bien-vivre ensemble durable », a souligné Sœur Perpétue Makiesse :
> « Le ministère de l’Intérieur, sécurité et décentralisation doit chercher à dialoguer avec les vrais acteurs afin d’aboutir à des résolutions qui favorisent la paix sociale et le bien-vivre ensemble durable. Il est également essentiel de renforcer l’autorité de l’État à travers une présence policière bien équipée dans toutes les agglomérations ratissées par les FARDC. »
Elle a par ailleurs demandé au ministère de la Défense nationale d’augmenter les effectifs des FARDC pour permettre à l’armée de venir à bout de ces miliciens.
En revanche, apparu en 2022 dans la cité de Kwamouth, le phénomène Mobondo touche désormais cinq provinces : Maï-Ndombe, Kwango, Kwilu, Kongo Central et Kinshasa.
Gloire MALUMBA.K

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