Selon un communiqué, cette démarche vise à obtenir un appui technique et judiciaire en vue de localiser, interpeller et transférer l’ancien président Joseph Kabila devant la justice congolaise, dans le respect des procédures en vigueur.
Dans ce document, l’ex-chef de l’État est qualifié de personnalité « hostile et indésirable ». Il est accusé d’agissements susceptibles de menacer la sécurité nationale, la tranquillité publique et l’intégrité territoriale, sur fond de soupçons de financement de groupes rebelles et d’implication dans l’instabilité persistante dans plusieurs régions du pays.
Cette initiative intervient dans le prolongement des sanctions annoncées récemment par les autorités américaines. Le 23 avril, le département du Trésor des États-Unis avait inscrit Joseph Kabila sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), évoquant son rôle présumé dans la déstabilisation de la RDC. Ces sanctions prévoient notamment le gel de ses avoirs sous juridiction américaine ainsi que l’interdiction, pour toute personne ou entité américaine, d’entretenir des relations financières avec lui.
Washington accuse également l’ancien président de soutenir des groupes armés impliqués dans les violences persistantes dans l’est du pays, une région en proie à une insécurité chronique et à une crise humanitaire majeure.
Enfin, Mardochée Nsele Minga affirme, pour sa part, sa détermination à mener cette initiative à son terme. La réaction de l’appareil judiciaire congolais est désormais attendue dans les prochains jours.
MKG

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!