Un atelier de réflexion est programmé en juillet prochain pour l’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation, créée en 2006 mais n'ayant jamais reçu de financement jusqu'à présent. L'annonce a été faite le mardi 3 mai par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, lors d'une séance plénière au Sénat.
Cette initiative fait suite à une question orale avec débat soulevée par le sénateur Christophe Lutundula, qui s'interrogeait sur les montants que le Trésor public prévoit d’allouer à cette caisse pour les exercices 2024 et 2025, ainsi que sur les projets financés. En réponse, le ministre a confirmé qu'aucun décaissement n’avait encore été effectué, précisant que la caisse n’avait jamais bénéficié de financement depuis sa création.
Doudou Fwamba a exprimé sa volonté de collaborer étroitement avec le Sénat, souhaitant que cette législature soit la première à débloquer des fonds pour cette caisse, destinée à soutenir les provinces les plus défavorisées en leur fournissant les moyens nécessaires à leur fonctionnement.
Cette démarche s'inscrit également dans le cadre du contrôle parlementaire et de l'examen de cinq projets de loi portant ratification des ordonnances-lois promulguées par le chef de l’État pendant les vacances parlementaires. Le sénateur Lutundula, s'appuyant sur l'article 181 de la Constitution, a souhaité éclaircir la gestion de cette structure budgétaire encore inactive.
Théoriquement, 10 % du budget annuel de l'État doivent être alloués à la caisse de péréquation. Toutefois, l'absence persistante de financement suscite de vives préoccupations au sein de la chambre haute, certains sénateurs n'hésitant pas à évoquer de possibles détournements massifs de fonds.
Enfin, le ministre a été invité à accélérer le processus de mise en œuvre afin de garantir un appui concret et équitable aux provinces dites « pauvres ».
Gloire MALUMBA.K

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