Le président de la République a haussé le ton. À l’issue de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a demandé à la Première ministre, Judith Suminwa, de lui remettre, dans un délai de quinze jours, un rapport « précis et documenté » sur l’état réel d’avancement de la rationalisation des dépenses publiques. Le chef de l’État veut y voir clair : les mesures déjà appliquées, celles en cours et les résultats attendus à court terme devront y être clairement détaillés.
Cette exigence intervient dans un contexte économique jugé préoccupant. S’appuyant sur les données officielles et sur le cadrage macroéconomique de la Loi de finances 2026, récemment promulguée, Félix Tshisekedi a alerté le gouvernement sur la nécessité d’une vigilance accrue. Pour le Président, la situation impose une action rapide, cohérente et strictement coordonnée.
Si le franc congolais a enregistré une appréciation depuis septembre 2025, les projections officielles restent prudentes. À l’horizon fin 2026, le cadrage macroéconomique anticipe un risque de dépréciation de la monnaie nationale, un scénario que l’exécutif entend prévenir par des mesures rigoureuses.
Face à ces perspectives, le chef de l’État a insisté sur le renforcement de la discipline budgétaire. La rationalisation des dépenses publiques est, selon lui, un levier immédiat et incontournable pour préserver les équilibres macroéconomiques. Elle passe notamment par une allocation plus efficace des ressources de l’État et par l’élimination des dépenses non prioritaires ou insuffisamment justifiées.
Félix Tshisekedi a enfin appelé à une communication institutionnelle « responsable et maîtrisée » sur les questions macroéconomiques, estimant qu’elle est essentielle pour préserver la crédibilité de l’action publique et maintenir la confiance des acteurs économiques.
MKG

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