Selon des sources locales, les affrontements ont opposé la coalition rebelle M23-RDF-AFC aux forces armées congolaises (FARDC), appuyées par des groupes d’autodéfense dits Wazalendo. Les combats ont débuté dès les premières heures de la matinée, semant la panique au sein de la population civile.
Des habitants rapportent des tirs nourris d’armes lourdes et légères pendant plusieurs heures. Plusieurs familles ont fui leurs habitations, tandis que d’autres civils sont restés pris au piège entre les lignes de front, dans l’impossibilité de se mettre à l’abri en raison de l’intensité des affrontements.
Un premier bilan provisoire fait état d’au moins deux civils tués et de plusieurs blessés, selon les mêmes sources. Déjà fragilisées, les structures sanitaires locales peinent à prendre en charge les victimes, alors que la situation humanitaire continue de se dégrader.
Ces violences interviennent dans un contexte sécuritaire extrêmement précaire dans l’est de la RDC, malgré les initiatives diplomatiques en cours. La reprise des combats, seulement quarante-huit heures après la signature de l’accord, ravive les inquiétudes quant à une possible aggravation de l’instabilité dans le territoire de Masisi et, au-delà, dans l’ensemble de la province du Nord-Kivu.
Rédaction

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