La décision du SYECO a été prise lundi 31 août, à l’issue d’une réunion tenue au siège du syndicat, dans le quartier Kitulu. Le syndicat estime que plusieurs de ses revendications demeurent sans réponse de la part du gouvernement.
Selon Benito Kamate Mughaso, secrétaire du SYECO à Butembo, la situation des enseignants du secondaire détenteurs de numéros de nouvelles unités demeure particulièrement préoccupante. Certains d’entre eux attendraient depuis plusieurs années leur prise en charge par l’Etat. Face à ce qu’il considère comme l’absence de réponses satisfaisantes, le syndicat appelle ses membres à ne pas reprendre les cours et invite les parents à garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre.
Cette décision intervient dans un contexte déjà marqué par les inquiétudes de l’intersyndicale provinciale des syndicats des enseignants de la province éducationnelle Nord-Kivu 2. Réunie samedi 29 août à Butembo, celle-ci avait également appelé à la non-reprise des activités scolaires.
Les enseignants avaient alors mis en avant plusieurs motifs de préoccupation, parmi lesquels la présence de la maladie à virus Ebola dans la région, les problèmes sécuritaires dans certaines zones et l’absence d’implantation de la Mutuelle de santé des personnels de l’enseignement (MSPE) dans les territoires de Beni et de Lubero, notamment pour la prise en charge des ayants droit.
Face à cette menace de grève, les autorités urbaines se veulent rassurantes. Dans un message publié lundi, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a affirmé que la rentrée scolaire serait effective mardi.
L’autorité urbaine appelle toutefois les parents à sensibiliser leurs enfants aux mesures de prévention contre Ebola et à veiller à la disponibilité des kits de protection, aussi bien à l’école qu’à la maison.
À la veille de la rentrée, deux positions s’opposent donc à Butembo : celle des syndicats, qui conditionnent la reprise des cours à la prise en compte de leurs revendications, et celle des autorités urbaines, qui maintiennent leur volonté de voir les établissements scolaires fonctionner dès ce mardi.
Maua Grâce

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