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Réfugiés congolais au Burundi : plus de 105 morts en deux semaines sur fond de conditions de vie précaires

Des réfugiés congolais sont morts en l’espace de deux semaines dans des camps au Burundi, selon la CPCC, qui dénonce des conditions de vie extrêmement précaires et un manque criant d’assistance humanitaire, sur fond d’aggravation du conflit dans l’Est de la RDC.

Un groupe de réfugiés congolais après leur arrivée au Burundi en début de cette année. © HCR/B.Ntwari
Un groupe de réfugiés congolais après leur arrivée au Burundi en début de cette année. © HCR/B.Ntwari

Dans un rapport publié lundi 5 janvier 2026, l’Organisation citoyenne pour la paix et la cohabitation communautaire (CPCC) alerte sur une grave crise humanitaire touchant des réfugiés congolais installés au Burundi. Selon cette organisation, plus de 105 personnes sont décédées en l’espace de deux semaines dans plusieurs camps de réfugiés, victimes de conditions de vie jugées extrêmement précaires.

Ces réfugiés, ayant récemment fui les violences liées au conflit opposant l’AFC/M23 dans les territoires d’Uvira et de Fizi, dans l’Est de la République démocratique du Congo, sont actuellement hébergés dans les camps de transit de Rugombo, Rumonge et Gatumba, au Burundi.

Pour le président du comité exécutif de la CPCC, Ahadi Bya Masu, ces décès sont principalement imputables à l’insuffisance de l’assistance humanitaire. « La situation est très choquante. Nous avons enregistré plus de 105 décès dans différents camps de réfugiés au Burundi, causés par le manque d’abris adéquats, l’insuffisance de soins de santé et l’absence d’une aide humanitaire structurée », a-t-il déclaré. Il fait également état d’actes de violence à l’intérieur même des camps, certaines personnes ayant été attaquées par des individus armés de flèches et d’armes blanches.

Face à cette situation, la CPCC appelle les autorités congolaises ainsi que les partenaires internationaux à mettre en place une aide humanitaire digne, coordonnée et durable, afin de protéger les réfugiés et de prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.

Cette alerte intervient dans un contexte régional marqué par une forte dégradation de la situation sécuritaire. Le lundi 29 décembre dernier, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a dénoncé les violations de l’Accord de Washington et de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, consécutives notamment à l’attaque de la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda.

S’exprimant à l’issue de la 1321ᵉ réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, la cheffe de la diplomatie congolaise a indiqué que ces violations ont entraîné de lourdes conséquences humanitaires, avec plus de 500 000 personnes déplacées. Elle a exhorté l’Union africaine à aller au-delà des simples appels à la retenue, face à l’aggravation persistante de l’insécurité dans l’Est de la RDC, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Gloire Malumba K.

LA REDACTION

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