Selon Ensemble pour la République, cette réquisition n’obéit pas à une procédure judiciaire régulière mais s’inscrit dans une « manœuvre politique cynique », destinée à « réduire au silence un acteur majeur, semer la terreur et diviser un peuple déjà meurtri ». Le parti dénonce une « dérive autoritaire du régime de Félix Tshisekedi » et accuse le ministère public d’agir « aux ordres ».
« Qu’on ne s’y trompe pas : cette instrumentalisation de la justice n’a rien à voir avec l’État de droit. C’est une arme de répression massive contre tous ceux qui refusent la pensée unique et osent s’opposer à un pouvoir illégitime et déconnecté du peuple », affirme le communiqué.
Le texte rappelle qu’au cours des cinq dernières années, la justice congolaise se serait transformée en « machine à broyer les opposants », multipliant « faux procès, persécutions, enlèvements, arrestations arbitraires, exils forcés et assassinats restés impunis ». « Aujourd’hui, c’est Joseph Kabila. Demain, ce sera chaque voix libre, chaque Congolais qui ose dire non », met en garde le parti.
Ensemble pour la République insiste sur la nécessité d’un dialogue politique, estimant que « la paix ne naîtra pas de la terreur ». Exclure Joseph Kabila, présenté comme « un acteur clé », reviendrait, selon lui, à « ouvrir la voie au chaos », à compromettre les processus de Doha et de Washington et à « précipiter la Nation dans un cycle sans fin de violences et de vengeances ».
« Le régime peut tenter de museler les voix, mais il n’étouffera jamais la vérité », conclut le communiqué, signé par le secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge Balea, avant d’ajouter : « La RDC ne doit être l’otage des ambitions de personne ; elle appartient à son peuple. »
Gloire MALUMBA.K

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!