Cette prise de position intervient au lendemain du réquisitoire du ministère public, qui a requis la peine de mort contre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila devant la Haute Cour militaire de Kinshasa. « Le vendredi 22 août 2025 restera gravé comme un jour sombre pour la démocratie en RDC », souligne le texte, qui fustige un « feuilleton politico-judiciaire » retransmis sur la télévision nationale et destiné, selon lui, à « instaurer un climat de peur et à réduire au silence toute voix dissidente ».
Le Cadre de concertation estime que ce réquisitoire constitue « un coup dur porté au vivre-ensemble, à l’unité nationale et à l’esprit républicain ». La plateforme dénonce la présomption de culpabilité qui frappe l’accusé, « l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques » et « la privatisation du pouvoir judiciaire », illustrée par la présence d’« activistes présentés comme avocats de la République », issus pour la plupart de la même communauté que le chef de l’État.
Dans le même communiqué, la structure citoyenne appelle la population à « se mobiliser et s’indigner » contre ce qu’elle considère comme une manœuvre destinée à détourner l’attention des « conséquences désastreuses » de la gouvernance actuelle. L’opposition, de son côté, est exhortée à l’unité face aux « graves menaces pesant sur la démocratie, les libertés et la paix sociale ».
Absent du procès et considéré comme en fuite, Joseph Kabila est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, trahison, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel, viol, torture, déportation et occupation forcée de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu.
Gloire MALUMBA.K

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