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SÉCURITÉ

Rutshuru : l’AFC-M23 rejette les accusations des FARDC d’exécutions sommaires de 10 civils à Kiseguru

L’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23) a rejeté, ce  jeudi 4 juin 2026,  les accusations des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) l’impliquant dans l’exécution sommaire de dix civils dans la localité de Kiseguru, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo ( RDC).

Les éléments de l'AFC-M23. ( Photo d'illustration).
Les éléments de l'AFC-M23. ( Photo d'illustration).

Dans une mise au point, le mouvement rebelle qualifie ces accusations d’« allégations mensongères, infondées et politiquement motivées ». Selon lui, ces affirmations s’inscrivent dans une stratégie visant à détourner l’attention de l’opinion publique des violations qu’il attribue aux forces gouvernementales.

L’AFC-M23 estime également que cette communication des FARDC relève d’une démarche destinée à « fabriquer de faux récits » pour masquer, selon ses termes, l’échec des politiques sécuritaires du gouvernement et occulter les responsabilités qu’elle impute aux forces loyalistes dans la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du pays.

Les accusations de l’armée congolaise avaient été rendues publiques dans un communiqué publié le 3 juin. Les FARDC y affirmaient que les faits se seraient produits le mardi 2 juin à Kiseguru, une localité située près du Parc national des Virunga, dans le groupement de Binza, en chefferie de Bwito. Selon l’armée, les dix victimes auraient été exécutées par des éléments de la coalition rebelle opérant dans cette zone.

Les autorités militaires ont également indiqué que plusieurs habitants avaient été arrêtés lors de la même opération avant d’être transférés à la prison centrale de Kanyangambi, à Rutshuru-Centre. D’après les FARDC, ces personnes sont soupçonnées par leurs ravisseurs d’entretenir des liens avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre les forces gouvernementales et l’AFC-M23, alors que les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violations des droits humains dans les zones sous leur contrôle ou leur influence.


MKG

LA REDACTION

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