L’artiste y décrit une douleur qu’il présente comme collective, évoquant « les larmes des Rwandais, des Banyamulenge, des Congolais, des Burundais et des Tanzaniens », tous selon lui pris dans une spirale de violences et d’une paix toujours introuvable dans la région.
« Kagame nous a exterminés », répète-t-il dans son morceau, affirmant que cette prise de parole musicale est née d’un vécu personnel profondément marqué par la souffrance et la colère.
Gallas dit avoir été particulièrement bouleversé par un témoignage relayé lors d’un direct Instagram par Banarama, ancien manager de musiciens rwandais aujourd’hui installé aux États-Unis. Ce dernier y aurait dénoncé des assassinats, des divisions et des violences attribuées au régime de Kigali, une séquence qui, selon l’artiste, a ravivé des blessures anciennes.
Le musicien revient également sur des épisodes difficiles de sa vie à Kinshasa, où il affirme avoir traversé des périodes de grande détresse, marquées par le désespoir et un sentiment d’abandon.
Enfin, pour Gallas, la musique constitue désormais un exutoire, un moyen d’exprimer une colère longtemps contenue et de dénoncer plus de trois décennies de conflits et de tragédies dans la région des Grands Lacs.
MKG

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