Dans un communiqué publié à l’issue de la manifestation, l’exécutif provincial affirme qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Il fait état d’un bilan provisoire de vingt blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants.
Selon les autorités provinciales, les organisateurs avaient obtenu l’autorisation de tenir leur rassemblement au terrain ASSOSSA. Elles soutiennent toutefois que les manifestants auraient modifié l’itinéraire convenu avec l’administration urbaine, provoquant des tensions avec les forces de l’ordre déployées sur le terrain.
Le bilan officiel mentionne également l’incendie de cinq véhicules. L’Hôtel de Ville rappelle que sa mission consiste à garantir la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi qu’à assurer la continuité des activités économiques, administratives et scolaires, notamment dans le contexte de la tenue des épreuves du TENASOSP.
« C'est ici l'occasion de féliciter la bravoure et le professionnalisme dont a fait montre nos services de sécurité tout au long de ces manifestations, ce qui atteste que les institutions provinciales de la Ville de Kinshasa sont résolument déterminées à promouvoir tous les instruments des droits de l'homme dans l'exercice de leurs missions régaliennes », indique le communiqué.
Les autorités provinciales rappellent par ailleurs que la liberté de manifestation, consacrée par la Constitution, doit s’exercer dans le respect de l’ordre public, des institutions de la République et des droits des autres citoyens.
Elles affirment également que les services de sécurité ont observé un mode opératoire consistant à recruter des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, afin de provoquer les forces de l’ordre et de franchir les périmètres de sécurité établis. Le Gouvernement provincial annonce se réserver le droit de saisir les juridictions compétentes afin d’établir les responsabilités.
Dans le même sens, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a rejeté les accusations de violences imputées aux forces de l’ordre. À l’issue d’une descente sur le terrain, elle a affirmé que les images de blessés et de sang relayées sur les réseaux sociaux relevaient d’une « mise en scène orchestrée par l’opposition », laquelle aurait utilisé du sang d’animaux transporté dans des bouteilles.
Ces déclarations sont toutefois contestées par plusieurs organisations et acteurs de la société civile. Dans un communiqué publié le même jour, le Forum des Droits Humains affirme que ses observateurs ont documenté la mort de deux militants, plusieurs arrestations ainsi que des violences visant certains responsables de l’opposition.
Les circonstances exactes des incidents survenus lors de cette mobilisation demeurent, à ce stade, sujettes à controverse, les versions des autorités et celles des organisateurs ainsi que des observateurs indépendants divergeant sensiblement sur le bilan humain de la manifestation.
Rédaction

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