Après les éditions de Sotchi, en 2019, et de Saint-Pétersbourg, en 2023, cette nouvelle rencontre doit permettre à Moscou et à ses partenaires africains d’examiner les moyens de renforcer leurs relations politiques et économiques. Les discussions se tiendront dans un environnement international marqué par les incertitudes, notamment les conséquences de la guerre russo-ukrainienne, le conflit au Moyen-Orient et le retour du protectionnisme.
Pour Vladimir Poutine, ce sommet constitue surtout une occasion de réaffirmer l’influence diplomatique de la Russie sur le continent africain. Alors que la guerre en Ukraine continue de peser sur les relations de Moscou avec une partie de la communauté internationale, la participation de nombreux dirigeants africains lui offrirait une tribune pour mettre en avant ses partenariats et contester l’image d’un pays isolé sur la scène internationale.
Des partenariats politiques et économiques à consolider
Au-delà des échanges politiques, un forum économique et humanitaire réunira des organisations internationales, des hommes d’affaires, des experts et des scientifiques russes et africains. Le développement des échanges commerciaux figure parmi les enjeux de cette rencontre, les relations économiques entre la Russie et l’Afrique restant limitées par rapport à celles que le continent entretient avec d’autres régions du monde.
Moscou entend également s’appuyer sur ses relations historiques avec plusieurs pays africains, héritées notamment de la période soviétique, pour consolider sa position dans les instances internationales. Le soutien de partenaires africains lors des votes à l’Assemblée générale des Nations unies et au sein d’autres organisations internationales constitue, à ce titre, un enjeu stratégique pour le Kremlin.
La Russie cherche ainsi à entretenir ses alliances et à renforcer sa coopération politique, économique et sécuritaire avec des gouvernements qui la considèrent comme une alternative aux puissances occidentales.
Le Sahel, un axe stratégique pour Moscou
Parmi les partenaires attendus figurent les dirigeants des pays de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani sont annoncés au sommet.
Le rapprochement entre Moscou et ces trois pays s’inscrit dans un contexte de recomposition des alliances sécuritaires au Sahel. La Russie y a renforcé sa présence militaire, notamment à travers l’Africa Corps, qui a pris le relais du groupe paramilitaire Wagner sur plusieurs théâtres africains.
Pour Vladimir Poutine, le rendez-vous de Moscou représente ainsi une occasion de consolider ces relations et de démontrer que, malgré les tensions provoquées par la guerre en Ukraine, la Russie conserve des relais diplomatiques et stratégiques sur le continent africain.
Labora

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