Les élus à l’initiative de la démarche qualifient la procédure parlementaire d’« irréversible ». Alors que le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a invité les membres du bureau de l’Assemblée provinciale ainsi que le chef de l’exécutif provincial à Kinshasa, ils estiment que cette médiation nationale ne saurait suspendre l’action engagée.
Selon les signataires, la motion, qu’ils jugent « normale et légalement introduite », doit suivre son cours jusqu’à un débat en plénière, suivi d’un vote au sein de l’hémicycle provincial. Ils dénoncent par ailleurs ce qu’ils considèrent comme des « manœuvres dilatoires » de l’exécutif provincial, visant à entraver, selon eux, le fonctionnement régulier des institutions. À leurs yeux, la procédure demeure conforme à la loi et au règlement intérieur de l’organe délibérant.
Dans ce contexte, les députés appellent le gouverneur à « tirer les conséquences » de la situation. Évoquant un « mal profond » qui affecterait la province, ils l’invitent à présenter sa démission au président de la République, Félix Tshisekedi, afin d’éviter une aggravation des tensions et une fragilisation de la cohésion sociale.
La déclaration, signée à Uvira, rassemble plus d’une vingtaine d’élus issus de différentes sensibilités politiques et de plusieurs circonscriptions, notamment Fizi, Walungu, Kabare, Kalehe et Mwenga. Tous affirment agir au nom des populations du Sud-Kivu, tout en réitérant leur soutien au chef de l’État dans ses efforts pour restaurer l’État de droit.
Parallèlement, le gouverneur Jean-Jacques Purusi et le président de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu sont en route pour Kinshasa, où ils sont attendus dans l’après-midi.
MKG

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