Ces données sont issues d’un rapport du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations-Unies (OCHA), rendu public ce jeudi 26 mars 2026 et consulté par la presse. Comparée aux mois précédents, la situation s’aggrave, en grande partie à cause des affrontements entre groupes armés, qui perturbent gravement les activités socio-économiques des ménages.
Selon OCHA, les besoins des populations ne cessent d’augmenter. Les déplacés, majoritairement accueillis dans des familles d’accueil, vivent dans des conditions difficiles, manquant de nourriture, d’eau potable, d’abris, de soins de santé et d’articles ménagers essentiels. Dans plusieurs zones, la vulnérabilité est particulièrement élevée.
Dans certaines localités du territoire d’Uvira, plus de 77 000 personnes déplacées ou retournées présentent des besoins urgents et sont exposées à l’insécurité alimentaire et aux risques accrus, notamment les violences basées sur le genre. Des milliers d’enfants souffrent également de malnutrition aiguë, et malgré les efforts de dépistage et de prise en charge, la couverture reste insuffisante faute de moyens.
Sur le plan sanitaire, l’accès aux soins demeure limité, aggravé par le manque de médicaments et le coût élevé des services. OCHA souligne également la persistance d’épidémies telles que le choléra, la mpox et la rougeole, cette dernière connaissant une recrudescence notable chez les enfants.
Malgré ces difficultés, les organisations humanitaires poursuivent leurs interventions, notamment l’assistance en nourriture, médicaments et soins médicaux. Des actions de protection sont également menées en faveur des enfants, des femmes et des survivantes de violences. Cependant, la réponse reste insuffisante face à l’ampleur des besoins.
OCHA conclut que l’urgence actuelle est de renforcer l’assistance humanitaire afin de répondre aux besoins essentiels des millions de personnes affectées dans la province.
Crispin Murhimanya

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