« Nous ne faisons pas entièrement confiance à Kabila », écrit le groupe armé, qui reproche à l’ancien chef de l’État son inaction présumée face aux violences ayant visé la communauté banyamulenge pendant ses années au pouvoir. Twirwaneho fait notamment référence aux événements de 1996 et aux souffrances endurées par cette communauté, qu’il décrit comme une « blessure ouverte dans nos cœurs ».
Au-delà de ses réserves envers Joseph Kabila, le mouvement dénonce également la mise à l’écart du général autoproclamé Sematama. Selon lui, les efforts de ce dernier au sein de la rébellion devraient être reconnus et valorisés.
Sur le plan organisationnel, Twirwaneho estime que la rébellion doit s’appuyer sur deux figures : Kaniki pour le volet politique et le général Sematama pour le soutien au général Sultani Makenga, dans le cadre de ce que le groupe présente comme un « plan B ».
Le mouvement conclut sa déclaration par une formule qui traduit sa détermination : « Cette fois, notre lutte doit aboutir ».
Cette prise de position intervient dans un contexte de recomposition des alliances au sein de la rébellion AFC-M23, active dans l’est de la République démocratique du Congo. Elle met en lumière les réserves exprimées par Twirwaneho à l’égard de Joseph Kabila ainsi que les divergences autour de la place de certains responsables dans l’organisation rebelle.
Rédaction

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