Selon des informations rapportées par le journaliste Daniel Michombero sur son compte X (ex-Twitter), la décision a été justifiée par un membre du gouvernement provincial mis en place par le mouvement rebelle. Les responsables des sociétés concernées auraient manqué à une réunion convoquée par les autorités de l’AFC/M23 et n’auraient pas acquitté les taxes exigées.
D’après la même source, les autorités rebelles auraient déjà entamé des démarches auprès d’autres entreprises de sécurité, notamment rwandaises, en vue de remplacer celles dont les activités ont été suspendues.
Cette annonce intervient alors que, sur le plan diplomatique, des discussions se poursuivent sous la facilitation des États-Unis et du Qatar. Dans ce contexte, les Forces armées de la RDC (FARDC) dénoncent des actions militaires qu’elles jugent incompatibles avec les engagements pris. L’armée congolaise estime que ces agissements « attestent de la mauvaise foi flagrante du Rwanda dans le respect de ses engagements », évoquant une violation des accords de Washington ainsi que de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Sur le terrain, les FARDC alertent également sur la situation sécuritaire à Uvira, qu’elles jugent toujours préoccupante malgré l’annonce d’un retrait des forces rebelles. Elles affirment que la population reste « sous la menace directe des groupes armés » et font état de combats récents ainsi que d’exactions contre des civils, notamment à Kasekezi, au sud de Makobola, sur l’axe Uvira–Baraka. « On ne peut pas se retirer d’Uvira et poursuivre les combats à plus de trente kilomètres de la ville », soutient l’armée.
Enfin, les FARDC avaient rappelé qu'une déclaration du porte-parole de l’AFC/M23, Willy Ngoma, diffusée dans une vidéo devenue virale, dans laquelle il affirmait que « jamais, jamais l’AFC/M23 ne laissera la ville d’Uvira ». Tout en dénonçant ces manœuvres, l’armée congolaise assure que « tout est mis en œuvre pour restaurer l’autorité de l’État et protéger les populations civiles », appelant les habitants à la vigilance et à signaler tout mouvement suspect.
Rédaction

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