Dans un contexte marqué par une recrudescence de l’insécurité, les villages de Kimbili et Nyarubemba, situés à environ 223 kilomètres au sud de Shabunda-centre, chef-lieu du territoire, sont tombés sous le contrôle des forces rebelles. Cette avancée fait suite à une offensive lancée le 20 novembre contre les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des miliciens locaux surnommés « Wazalendo ».
Selon plusieurs sources locales, relayées par le journaliste Daniel Michombero, que son compte X, l’attaque a visé les positions avancées de l’armée dans le groupement Bamuguba Sud, en chefferie de Basiki, au sein de la zone de santé de Molongo. Après de violents affrontements, les rebelles ont pris le contrôle de Kimbili et Nyarubemba, portant à trois le nombre de villages du territoire de Shabunda occupés par les forces soutenues par le Rwanda, après la récente chute de Mai Mingi.
Ces combats ont provoqué d’importants déplacements de population. Environ 160 ménages ont fui leurs habitations pour échapper aux violences. La majorité de ces familles proviennent de Lulimba, Kimbili, Mulanga, Ngolombe et des villages voisins. Une partie d’entre elles s’est dirigée vers le nord, vers Isesya, Lutika, Kiluma, Mitala et Kigulube, espérant y trouver refuge. Les habitants les plus vulnérables, ou ceux n’ayant pas pu emprunter ces itinéraires, se sont dispersés dans la brousse, attendant une accalmie.
De son côté, l’armée congolaise accuse l’AFC/M23 d’avoir intensifié ses attaques ces derniers temps. Les FARDC affirment qu’elles ne resteront pas passives face aux violations du cessez-le-feu qu’elles imputent aux rebelles, malgré la signature de l’accord-cadre de Doha. Le M23, pour sa part, dément ces accusations et pointe plutôt la responsabilité des forces gouvernementales dans ces incidents.
Rédaction

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