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SÉCURITÉ

Sud-Kivu : le M23/RDF accusé de graves exactions contre des civils à Walungu

Dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), de graves allégations de violations des droits humains sont signalées depuis le lundi 5 janvier 2026 dans les groupements d’Izege et d’Ikoma, situés dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu.

Les éléments du groupe rebelle du M23.
Les éléments du groupe rebelle du M23.


Selon des témoignages et des images recueillis auprès de sources locales, relayés par le journaliste Daniel Michombero sur son compte X, des éléments de la rébellion du M23, appuyés par des militaires rwandais, seraient impliqués dans des tueries, des actes de torture ainsi que dans des violences visant directement des civils.

À en croire ces mêmes sources, des combattants armés auraient mené des opérations de ratissage dans plusieurs habitations, accusant certains habitants majoritairement des jeunes d’entretenir des liens avec les groupes d’autodéfense locaux, communément appelés Wazalendo. Ces incursions auraient été ponctuées de tirs indiscriminés et d’actes de violence, installant un climat de peur généralisée au sein des populations.

En moins de quarante-huit heures, plusieurs familles auraient été endeuillées ou contraintes de fuir leurs domiciles, aggravant une situation humanitaire déjà précaire dans cette partie du Sud-Kivu. À ce stade, aucun bilan chiffré précis des victimes n’a toutefois pu être confirmé de manière indépendante.

Réagissant à ces événements, des acteurs locaux de la société civile attribuent la responsabilité de ces violences à la rébellion du M23, qu’ils disent soutenue par le Rwanda. Ils dénoncent des actes assimilables à des crimes contre l’humanité et pointent notamment le rôle d’un responsable rebelle présenté comme gouverneur de facto dans les zones sous contrôle du mouvement.

Face à la gravité des faits rapportés, des appels pressants sont adressés aux autorités congolaises, aux Nations unies ainsi qu’à la communauté internationale, afin qu’une attention urgente soit portée à la situation sécuritaire à Walungu et que les mécanismes de protection des civils soient renforcés.

Cette nouvelle flambée de violences s’inscrit dans une recrudescence des massacres observée depuis la fin de l’année dernière, en dépit des processus diplomatiques en cours à Doha et à Washington, qui appellent à un cessez-le-feu. De son côté, Kinshasa accuse Kigali de violations répétées.

Dans un récent communiqué, la RDC exige le retrait immédiat, effectif et vérifiable des troupes rwandaises de l’ensemble des territoires congolais occupés, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et à l’accord de paix de Washington.

Le gouvernement congolais appelle par ailleurs à la cessation immédiate des opérations visant les civils et exhorte ses partenaires internationaux à activer des mécanismes contraignants, présentés comme la seule réponse crédible à la crise humanitaire en cours. Il réaffirme enfin sa détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et à poursuivre toutes les voies diplomatiques, politiques et judiciaires afin que les auteurs et commanditaires de ces actes soient identifiés et traduits en justice.


MKG

LA REDACTION

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