Et, pour les autorités provinciales, l’annonce faite mercredi 17 décembre d’un retrait progressif, censé s’achever le 18 décembre, ne correspond pas aux observations locales. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des véhicules presque vides, tandis que certains combattants auraient quitté la ville à pied pour se repositionner dans les collines environnantes.
Le gouvernement affirme que ces forces se sont redéployées vers les moyens et hauts plateaux d’Uvira, en passant par les collines de Kashekebwe, pour rejoindre des groupes alliés Ngumino, Twiganeho et Red Tabara dans la zone de Minembwe, territoire de Fizi, un mouvement interprété comme une tentative d’encercler la ville.
D’autres unités lourdement armées seraient toujours signalées à moins de dix kilomètres d’Uvira, notamment en direction de Makobola et Baraka, sans intention manifeste de retrait. Des groupes aperçus au rond-point Kavinvira n’auraient pas dépassé la cité de Kiliba. Pour l’exécutif provincial, ces éléments confirment l’hypothèse d’une mise en scène visant à tromper l’opinion publique nationale et internationale.
Le même document évoque également la présence, depuis le 18 décembre au matin, d’individus en tenue civile, suspectés d’être des combattants ayant dissimulé leurs uniformes pour préparer de futures actions. Le gouvernement redoute en outre une tentative de démantèlement de la Sucrerie du Kivu, infrastructure stratégique en cours de relance, dont la destruction compromettrait l’économie locale et plus de 3 000 emplois projetés.
Face à cette situation, les autorités provinciales refusent de confirmer le retrait annoncé et dénoncent une opération destinée à obtenir un allègement de la pression internationale, notamment américaine, sans arrêt des violences ni des pillages.
Le Sud-Kivu appelle la communauté internationale — Nations unies, Union africaine, Union européenne et organisations de défense des droits humains — à condamner les exactions attribuées au Rwanda et à l’AFC/M23, et à renforcer la protection des civils. Il exhorte également les États-Unis et leurs partenaires à exiger un retrait total et effectif de toutes les forces étrangères et de leurs alliés armés du Sud et du Nord-Kivu, conformément au droit international.
Enfin, un appel humanitaire urgent est lancé en faveur des Congolais réfugiés ou bloqués dans des sites de transit au Burundi depuis le 9 décembre, privés d’assistance et en attente de transfert vers des camps de réfugiés. Sous la conduite du gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki, le gouvernement provincial réaffirme son engagement pour la protection des civils, la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC et la promotion de la paix et des droits humains dans la région.
Rédaction

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