Dans un communiqué signé par leur porte-parole, le général-major Sylvain Ekenge, l’armée congolaise indique que « la petite troupe qui s’est fait filmer a quitté la ville pour se dissimuler dans les collines des Moyens et Hauts Plateaux d’Uvira », tandis que d’autres éléments auraient pris la direction des hauts plateaux de Fizi. Selon les FARDC, ces mouvements viseraient à « tenter une jonction avec les groupes Twirhaneho et Red Tabara ».
L’état-major affirme également avoir constaté des tentatives de contournement de ses positions par des axes menant vers Fizi, estimant que ces manœuvres confirment l’absence de tout désengagement réel de l’AFC/M23. « L’effet d’annonce fait partie des modes opératoires habituels du Rwanda, faits de subterfuges et de manœuvres dilatoires », souligne le communiqué.
Dans ce même contexte, les FARDC accusent par ailleurs Kigali et ses supplétifs de l’AFC/M23 de mener une « diversion médiatique destinée à tromper l’opinion nationale et internationale », dans le but de « détourner la pression internationale croissante exercée sur l’État agresseur ».
Cette stratégie, selon l’armée congolaise, intervient alors que des discussions sont en cours sous facilitation américaine et qatarie. Une attitude qui, estime-t-elle, « atteste de la mauvaise foi flagrante du Rwanda dans le respect de ses engagements », en violation des accords de Washington et de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Sur le terrain, l’armée alerte que la population d’Uvira reste « sous la menace directe des groupes armés », en dépit de l’annonce de retrait. Elle fait état de combats récents et d’exactions contre des civils, notamment à Kasekezi, au sud de Makobola, sur l’axe Uvira–Baraka. « On ne peut pas se retirer d’Uvira et poursuivre les combats à plus de trente kilomètres de la ville », martèlent les FARDC.
Enfin, l’armée congolaise rappelle une déclaration de Willy Ngoma, porte-parole de l’AFC/M23, affirmant dans une vidéo devenue virale que « jamais, jamais l’AFC/M23 ne laissera la ville d’Uvira ». Tout en dénonçant ces manœuvres, les FARDC assurent que « tout est mis en œuvre pour restaurer l’autorité de l’État et protéger les populations civiles », appelant les habitants à la vigilance et à signaler tout mouvement suspect.
Rédaction

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