Selon les premières informations rapportées par le mouvement citoyen Machozi ya Raiya (MCMR-Fizi), l'attaque est survenue aux environs de 5 heures. Le drone aurait visé les installations de l'École primaire Ngulube, où plusieurs personnes se trouvaient au moment de la frappe.
Un bilan provisoire fait état d'au moins 21 personnes tuées, parmi lesquelles des militaires et des civils. Plusieurs autres personnes auraient été blessées, tandis que d'importants dégâts matériels ont été enregistrés sur le site.
Cette nouvelle tragédie intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans les hauts et moyens plateaux de Fizi. D'après des acteurs locaux, il s'agit du troisième bombardement enregistré dans cette localité depuis le début de l'année 2026, une succession d'attaques qui alimente davantage la peur parmi les habitants.
Dans son communiqué, le mouvement citoyen Machozi ya Raiya évoque une implication présumée des rebelles Twirwaneho et Red-Tabara, alliés à l'AFC/M23. À ce stade, cette accusation n'a toutefois pas été confirmée de manière indépendante. L'organisation citoyenne plaide d'ailleurs pour l'ouverture d'une enquête indépendante, impartiale et crédible afin d'établir les circonstances exactes de l'attaque et d'en identifier les auteurs.
À la suite du bombardement, plusieurs familles ont abandonné leurs habitations pour se réfugier dans la brousse ou dans des localités jugées plus sûres, redoutant de nouvelles frappes. Cette nouvelle vague de déplacements vient aggraver une situation humanitaire déjà préoccupante dans cette partie du Sud-Kivu.
Face à cette détérioration de la situation, les représentants de la société civile locale appellent le Gouvernement de la République démocratique du Congo à renforcer le dispositif sécuritaire dans le territoire de Fizi afin d'assurer une meilleure protection des populations civiles. Ils sollicitent également une assistance humanitaire d'urgence en faveur des familles affectées.
Les partenaires nationaux et internationaux sont, eux aussi, invités à intensifier leur vigilance et à soutenir les efforts en faveur du respect du droit international humanitaire ainsi que de la protection des civils dans les zones touchées par le conflit.
MKG

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